Over de "boskerels"

Uit "herkomst en ethnische samenstelling van het Vlaamsche volk"/ Dr. G. Schamelhout / 1936/ uitgeverij Die Poorte:

Blz. 17:

(...)"Als nakomelingen van het Furfooz-ras in het Vlaamse land beschouwen Houzé, Rutot e.a. in de eerste plaats de kleine zwartharige en bruinogige brachycefalen, die voor de (eerste) wereldoorlog in de gemeenten Klerken, Staden en Woumen in het oude Vrijbosch, het thans verdwenen bos van Houthulst verbleven, waar zij boven de uitgegraven grond als hun neolithische voorvaderen hutten bouwden. Deze "boschkerels" treft men ook in het Meetjesland aan, te Lembeke, Oost-Eekloo, Knesselare en Maldegem, te Oostwinkel, Ursel en Zomergem, tussen Aalter (O. Vl.) en Wingene (W. Vl.)

Deze lieden, vechtersbazen en wildstropers, die onder de naburige bevolking door hun donkere kleur opvallen, vervaardigen borstels en bezems om de kost te verdienen. Zij worden door hun buren geschuwd om hun arglistigheid, onbetrouwbaarheid en twistzucht. Tot het zelfde slag behoren de borstelmakers van het Zoniënbos te Bosvoorde en van de steek van Alken en Kortessem in Limburg, waar voorheen grote bossen stonden. Houzé is van mening dat zij zich tijdens de Frankische inval in de wouden hebben schuil gehouden en zich daardoor met de nieuwe Frankische bevolking niet hebben gemengd"(...)

Uit "La Flandre" / Raoul Blanchard/ 1906/ Société dunkerquoise:

Blz. 378 :

"(...)Réfugiés à l’abri des bois, les races primitives qui peuplaient la Flandre avant l’arrivée des Francs ou des Celtes y ont gardé quelques traits de leur type ethnique. C’est aux néolithiques que semblent remonter directement les habitants de Ter Heest, hameau de sur la lisière Nord de la forêt d’Houthulst. Leurs cheveux noirs et hérissés, leur crâne arrondi, leurs yeux bruns, leur teint olivâtre les distinguent des flamands qui les entourent. Le même type a été signalé aux hameaux Ryvers, de Somergem, Cleite, de Maldegem, Aelterhoeksken d’Aeltre, tous situés dans des clairières et au faubourg du Nieuwe Markt à Roulers. Aujourd’hui, si le type primitif se métisse par le contact de la population germanique, les mœurs restent spéciales. Les gens de Ter Heest et du hameau voisin d’Houthulst forment au milieu des populations agricoles qui les entourent, une curieuse colonie de marchands, née sous l’influence de la forêt. Le bois et les bruyères leur fournissait jadis les éléments de la fabrication de brosses et de balais qu’ils allaient vendre dans le voisinage. Ils ont étendu cette industrie, reçoivent aujourd’hui leur matière première de l’Amérique par Anvers, leur bois de l’Ardenne ou de France, et vont vendre leur marchandise à travers toute l’Europe, jadis en France, aujourd’hui dans le fond de l’Allemagne. Leurs voisins qui les craignent, leur attribuent un caractère rusé, défiant, plein de duplicité, les tiennent pour malins et menteurs ; en demeurant, braconniers impénitents et batailleurs acharnés. La prospérité leur est venue qui leur a fait remplacer par de confortables maisons de brique leurs curieuses huttes en terre entremêlée de branchages, percée d’une seule fenêtre opposée à la porte, qui rappelaient peut-être les habitations de leurs lointains ancêtres. Il ne reste plus guère sur le coteau de ter Heest qu’une dizaine de ces invraisemblables demeures. Ailleurs, la présence des bois avait influé d’une autre manière sur la santé, les mœurs, les occupations des habitants. Les topographies médicales insistent sur le tempérament défectueux des gens qui habitaient auprès des forêts et des anciennes bruyères ; la Commission médicale de 1846 attribue à l’infertilité de leur sol et à la misère qui en résulte la scrofule et une sorte de lèpre dont ils étaient fréquemment atteints. A la même époque, on signalait encore dans les collines de Renaix, encore complètement boisées, la présence d’une population spéciale, hostile à la fois aux Wallons et aux Flamands, vivant de rapines et de crimes. Ce ne sont plus là que des souvenirs ; la diminution des bois a fait disparaître les tares physiques et atténué la rudesse des mœurs"(...)

Blz. 476 :

(...)"les bruns, moins nombreux, semblent représenter les anciennes populations repoussées dans les forêts par les envahisseurs comme il est arrivé à Ter Heelst et à Maldegem."(...)

Blz. 478 :

(...)"Ce qui restait des Ménapiens et des Nerviens dépossédés se retira dans les fourrés de Thorout et d’Houthulst, dans les forêts de la Charbonnière."(...)

Brief Nicolas Bourgeois van 31 januari 1976:

(...)"Nous avons eu en Flandre les "Boschkerels" primitifs qui se sont réfugiés dans les forêts lors de l’arrivée des Francs. Ceux qui n’ont pas été liquidés se sont ensuite fondus dans la population. On leur attribue l’existence des Flamands bruns avec beaucoup plus de vraisemblance qu’aux Espagnols !. Concernant " une peuplade artésienne disparue " : Ne s’agirait-il pas des Atrébates, tribu de la Gaule Belgique qui, sous le commandement de Komm, résistèrent aux Romains six fois plus longtemps que Vercingétorix ?"(...)